80 km/h : les actes de vandalisme se multiplient contre les radars


Les anti-80 km/h laissent éclater leur colère en dégradant les radars. Le Tarn-et-Garonne n’échappe pas au phénomène. Peinturées, bâchées, incendiées… les «cabines à flash» subissent un gros coup de chaud.
Depuis le 1er juillet dernier, date à laquelle la vitesse maximale a été abaissée de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens (*), à une voie chacune, sans séparateur central, les attaques contre les radars se multiplient. Le Tarn-et-Garonne qui compte 34 radars fixes au bord de ses routes n’échappe pas à la colère, comme en témoignent les deux dernières dégradations commises durant le week-end.
Selon notre enquête, réalisée notamment avec l’aide de nos correspondants locaux, une dizaine de radars sont mis hors course actuellement sur le département.
Le compte à rebours de Montech
A Caylus, la vitre du radar implanté sur la route D926, en direction de Caussade est bombée à la peinture blanche. Non loin de là, la machine de Puylagarde, toujours sur la RD 926, est réduite en cendres.
Dans le sud du département, les anti-80km/h ont sorti la peinture à Grisolles, sur la route d’Ondes, à Aucamville, sur les RD 3 et 26, à Montech sur les RD 113 et 928. A Montech, la vitre de l’appareil installé sur la route de Beaumont-de-Lomagne est taguée aujourd’hui en rose. A cette dégradation, s’ajoute le compte à rebours inscrit, lui, depuis plusieurs mois ,sur les platanes : 5, 4, 3, 2, 1… jusqu’au sourire dessiné au niveau du déclenchement du flash. Le radar de Castelsarrasin ( D958) est également vandalisé.
A l’inverse d’autres départements, la préfecture de Tarn-et-Garonne, voulant sans doute éviter toute surenchère, se refuse pour l’heure à chiffrer le nombre exact de cabines détériorées. De son côté, la gendarmerie et la police enquêtent, bien sûr, sur ces affaires.
Nettoyer les dégradations coûte cher : environ 600 € pour un radar tagué. La note est évidemment beaucoup plus salée pour une machine détruite par le feu.
(*) Depuis le passage au 80 km/h, les radars fixes ont connu une très forte hausse d’activité. Il y a eu 66 % de flashs en plus en juillet 2018 par rapport à la même période en 2017, dans le Tarn-et-Garonne.